Sagesses bouddhistes (Yongey Mingyour Rinpotché )

Dans le cadre de l’émission « Sagesses bouddhistes » diffusée sur France 2, Aurélie Godefroy a interviewé le maitre tibétain Yongey Mingyour Rinpotché sur le sujet de la pratique méditative.

Yongey Mingyour Rinpotché

Yongey Mingyour Rinpotché

Dans un premier temps, Yongey Mingyour Rinpotché nous explique la signification du mot « médiation ». Étymologiquement, les mots sanskrit et tibétain, traduits en français par « méditation » sont respectivement bhavana, qui signifie « cultiver », et gom, qui signifie « se familiariser ». Il s’agit donc de se familiariser avec une vision claire et juste des choses.

Présence et conscience : le cœur de la méditation

« Il faut découvrir qui vous êtes, et vous le découvrez par la présence et la conscience et c’est ce qu’est la méditation. »

Yongey Mingyour Rinpotché introduit la notion d’esprit « singe » en tant qu’obstacle à la découverte de notre vrai nature, notre bonté fondamentale. En essayant de restreindre ou de contraindre l’esprit « singe », celui-ci va s’agiter et se renforcer. C’est en général ce qui se passe quand vous essayez de lutter contre une idée ou une pensée, en s’efforçant de rejeter ce qui surgit dans votre esprit, vous renforcez ce schéma de pensées car « l’esprit singe est toujours à la recherche de quelque chose ».

Yongey Mingyour Rinpotché nous explique également un point fondamental, il faut selon lui, « devenir ami avec l’esprit singe ». Et pour cela, il va falloir commencer par donner une activité à cet esprit singe, c’est la méditation.

« Si vous pouvez donner à l’esprit singe une activité à faire l’esprit singe sera content car il aime faire des activités. »

Image esprit singe Yongey Myngour

Demandez à l’esprit singe : « Bonjour, suis ma respiration »

Un entrainement de l’esprit

Il nous donne une technique de méditation qui consiste à prendre conscience de sa respiration (je vais très prochainement écrire un post afin de d’expliquer en détail cette technique). Globalement, l’objectif de cette technique est de prendre conscience des mouvements de sa respiration et de revenir à cette même respiration à chaque fois que vous avez été distraits par une pensée ou autre évènements extérieurs (bruit, odeur…).

« Le résultat de la méditation est double, l’esprit va devenir calme et paisible mais aussi flexible et malléable. »

Des questions plus pratiques sont ensuite abordées comme la durée et la fréquence des sessions de méditation. De courtes séances fréquentes (5 minutes tous les jours) sont dans un premier temps recommandées afin de créer une habitude. Puis après une trentaine de jours, les habitudes seront en places, il sera alors possible de méditer n’importe tout et n’importe quand (en mangeant, en marchant ou encore en pratiquant une activité physique).

« Il ne faut pas méditer trop longtemps, sinon vous n’allez pas pouvoir continuer. »

A travers les paroles du Bouddha, Yongey Mingyour Rinpotché nous invite à ne pas prendre ses paroles au mot mais de les mettre en pratique (exactement comme pour une expérience scientifique).

Je finirai cet article avec la citation suivante 🙂

« La joie permanente provient de la médiation. Lorsque j’étais jeune mon père m’a dit : « Si tu cherches le bonheur dans des situations extérieures, le bonheur deviendra comme les vagues de l’océan, ça va et ça vient, ça monte et ça descend. La joie intérieure ne dépend pas de phénomène extérieur ». »

Vagues océan

 

Eddy B.

Un commentaire

  1. D’accord la joie intérieure ne provient pas des phénomènes extérieurs mais questions: lorsqu’on est atteinte d’une grave maladie incurable qui dure longtemps ou puise t-on sa joie intérieure? Autre question: lorsqu’on vit dans un pays où il y a la guerre la peur constante ,la survie comment peux tu on méditer à retrouver sa joie intérieure? Cela me paraît presque impossible a moins que …Eddy puisse nous éclairer…

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