6 +1 astuces pour gérer les distractions pendant la méditation

Article invité de Hélène du blog Prism’Evolution

Que vous soyez aguerri à la pratique méditative ou pur néophyte en la matière, personne n’est à l’abri d’une source de distraction un peu trop insistante. Jusqu’à preuve du contraire, l’être humain n’est pas une machine : il est tout à fait normal que notre cerveau alterne les phases de concentration avec des périodes où il est tenté de papillonner.

Les cris d’enfants dans la rue (« mais où sont les parents ?! »), les vibrations du smartphone posé à portée de main (« c’est peut-être maman »), les bribes de voix émanant de la télévision (« pitié, faites que Johnny ne rompe pas avec Sandy »), le souvenir de votre dernier crêpage de chignon (« j’aurais dû lui dire ça ! »), une chanson qui tourne en boucle dans notre tête (« mon petit oiseau, sur un oranger… ») ou encore nos émotions et ressentis (peine récemment éprouvée, stress quotidien, douleur lambda ou frustration sexuelle) sont autant de facteurs susceptibles de tenir notre esprit en ébullition et de nous handicaper dans notre exercice de méditation.

Nous vous livrons 6 + 1 astuces pour vous aider à gérer les distractions et méditer dans des conditions optimales.

1) Apprenez à gérer votre flux de pensées

Comprenez une chose : vous ne pourrez pas empêcher vos pensées d’affluer pendant votre séance. Il s’agit simplement d’en avoir pleinement conscience, et de les laisser librement circuler dans les recoins de votre esprit, sans chercher à les saisir au vol. Pour illustrer le propos, imaginez que le méditant distrait se trouve au bord d’une route : il regarde passer les voitures et va finir par se laisser embarquer, bon gré mal gré, à bord de l’une d’elles et devra par la suite s’efforcer tant bien que mal de retrouver le chemin de l’exploration spirituelle précédemment initiée. À l’inverse, le méditant concentré ressent la présence des voitures à proximité, mais il ne monte dans aucune d’elle : il ne nie ni ne rejette leur existence, mais se contente de les considérer comme des éléments constitutifs du paysage dans lequel il évolue. C’est ce même état d’esprit que vous devez patiemment cultiver au fur et à mesure de vos exercices méditatifs. Le temps et la pratique faisant leur office, il vous sera de plus en plus aisé de passer outre les pensées parasites pour tirer tout le bénéfice de votre séance.

2) Déconnectez-vous (dans tous les sens du terme)

Le XXIème siècle a au moins le mérite de s’imposer à nous avec son lot de poésie. Face à l’omniprésence des écrans d’ordinateurs, de smartphones et de télévision, nous nous transformons
tous en charmants papillons de nuit avides de luminosité. Pour ne pas vous brûler les ailes pendant votre méditation, coupez tout. Le crève-coeur n’est que temporaire, rassurez-vous, mais la méditation n’attend pas et vous aurez tout le temps de répondre à votre mère par la suite. Bien évidemment, la déconnexion vaut également pour tous ces objets connectés qui tendent à envahir nos bâtisses (un petit « Ok Google » suivi de la consigne adéquate à votre enceinte intelligente dernière génération, et l’affaire est dans le sac).

3) Isolez-vous

Dans l’idéal, pratiquez dans une pièce où vous vous sentez à l’aise et où personne n’est susceptible de venir vous déranger. N’hésitez pas à en informer vos proches : même dans une famille soudée, chacun doit être en mesure de profiter d’instants de solitude pour effectuer librement un retour sur soi. Rien, dans le lieu choisi, ne doit appeler votre attention et contrarier votre concentration. Votre zone de méditation est censée vous apparaître comme un cocon protecteur repoussant les distractions visuelles ou sonores extérieures. Fermez les yeux, et visualisez cette bulle dans laquelle vous avez spirituellement pris place au début de votre séance pour vous mettre dans de bonnes dispositions.

4) Sortez couverts

Avez-vous déjà vu les travailleurs dans les espaces de coworking et open-space ? Nombreux sont ceux qui, pour tenir la dragée haute au volume sonore des conversations passionnées de leurs voisins de bureau et atteindre un niveau de concentration décent, couvrent leurs oreilles d’un casque audio. Certains en profitent pour écouter un morceau de musique inspirant, quand d’autres comptent tout bonnement sur l’option de réduction de bruit pour se couper du monde extérieur. Voilà une tactique que l’on vous encourage vivement à appliquer pour vous isoler des distractions sonores lors de votre méditation. La chose vous donnera dans un premier temps l’impression vertigineuse de jouer les figurants dans Interstellar, mais à terme, aura le mérite de vous aider à simuler votre cocon pour pratiquer en toute sérénité.

5) Inspirez, expirez

Vous venez de vous rappeler que votre compte en banque est dans le rouge ? Pas de panique. Pour chasser cette vilaine résurgence, concentrez-vous sur votre respiration en forçant les phases d’inspiration et d’expiration. Restez focalisé. Sentez l’air pénétrer vos narines, descendre dans vos poumons, gonfler votre poitrine, puis s’échapper par le chemin inverse. Au fur et à mesure du processus, vous devriez vous sentir plus détendu et percevoir que votre respiration suit une cadence plus lente. À ce moment précis, vous aurez alors retrouvé un état de concentration satisfaisant pour poursuivre votre méditation.

6) Visualisez votre objectif

Face à certaines pensées redondantes ou obsédantes, certaines personnalités devront se faire violence. Prenez garde, il ne s’agit nullement d’être dur avec vous. Contentez-vous de vous rappeler clairement pourquoi vous vous soumettez à un exercice de méditation. Vous ne souhaitez pas perdre votre temps, et encore moins que vos efforts restent vains (ce ne sera pas le cas si vous suivez nos conseils). Raisonnez votre mental et persuadez-vous que d’autres voyages spirituels, bien plus intéressants, vous attendent, là-bas, quelque part en votre for intérieur, pour peu que vous efforciez de dégager le terrain pour les laisser venir à vous.

Distractions pendant la méditation

Les distractions pendant la méditation peuvent être nombreuses, apprendre à lâcher prise sur vos pensées distrayantes est une étape cruciale dans votre progression vers plus de liberté intérieure.

Conclusion

Vous voilà désormais armé pour tenir en respect les distractions susceptibles de perturber votre séance de méditation. Comme vous l’aurez sans doute remarqué, vous pouvez vous aider en
intervenant sur des éléments extérieurs (se couvrir les oreilles, s’isoler, éteindre les appareils connectés), mais le gros du travail de concentration repose avant tout sur le mental. Méditer ne signifie en aucun cas s’abandonner totalement : être fort et déterminé dans ce que vous souhaitez sera votre meilleur atout pour ne pas vous laisser distraire. Néanmoins, si les pensées parasites persistent, rappelez-vous que, comme le disait le regretté Oscar Wilde, « le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder » : parfois, pour avancer, il est nécessaire de prendre le temps de traiter une obsession à la racine…

Hélène, pour Prism’Evolution

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